
Cette gamme Dark Industrial, je ne l’ai pas vraiment cherché. Elle s’est imposé à moi comme une évidence.
C’est une évolution naturelle, presque évidente, née de tout ce qui m’a construite au fil du temps. Plus jeune, j’étais déjà attirée par une certaine esthétique : des groupes anglais, une énergie particulière, et cet amour très marqué pour les Dr. Martens. Un style affirmé, reconnaissable, qui disait déjà beaucoup sans avoir besoin d’en faire trop.
Puis les choses ont évolué.
Avec le temps, mes influences sont devenues plus lourdes, plus brutes.
Des sons plus intenses, plus sombres — ceux que mon mari m’a fait découvrir, et qui ont laissé une empreinte. Une autre manière de ressentir. Moins lisse, plus viscérale.
Et au fond, j’ai toujours eu ce besoin de créer.
Dessiner. Tester. Assembler. Puis arrêter. Revenir. Repartir autrement.
Aujourd’hui, cette envie s’exprime différemment. Plus instinctive. Plus libre. Moins réfléchie, mais plus juste.
Dark Industrial, c’est un univers qui ne cherche pas à adoucir les choses. Les chaînes ne décorent pas — elles structurent.
Les contrastes sont francs, presque abrupts.
Chaque bijou pour chaussure devient une pièce de caractère. Pas un détail discret, mais une présence.
Les formes sont simples, parfois dures. Les lignes sont nettes. Rien n’est là pour plaire à tout prix. C’est une esthétique qui accepte d’être brute.
Dans cette collection, je ne cherche pas à suivre des règles.
Je crée des pièces qui me parlent. Celles qui résonnent sur le moment, sans trop expliquer pourquoi. Parfois, c’est un assemblage de chaînes.
Parfois un détail qui casse complètement l’équilibre.
Chaque modèle est unique parce qu’il naît d’une impulsion.
Et je tiens à garder ça ! Ce côté spontané, presque instinctif, où la création n’est pas figée.
